DPI Cours 20

10 août 2019

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La valeur de la maitrise de l’argent

Septième piège de l’argent : nous nous accrochons aux choses alors qu’il faudrait s’en détacher

Les gens ont tendance à s’accrocher à des investissements ou à des engagements mal placés (une voiture, un travail, un logement, etc.) ou à des relations, même lorsqu’ils ne sont pas dans nos meilleurs intérêts.

Les personnes qui ont des difficultés financières ont souvent des problèmes à se débarrasser des choses dont elles n’ont pas besoin ou dont elles ne se servent plus. Ces mêmes personnes gardent souvent beaucoup trop de tout : des meubles, des vêtements, du matériel de lecture, des choses mises de côté pour être réparées un jour, etc. Les espaces vides sont quasi inexistants. Et alors, il n’y a, littéralement, aucune place pour penser.

C’est pourquoi notre cerveau intuitif est toujours enclin à nous séparer de notre argent.

Mettre en ordre la pagaille de notre environnement physique peut nous aider à voir plus clairement les autres choses qui sont inutiles. La perte n’est pas toujours une mauvaise chose. En réalité, très souvent nous nous accrochons à une chose qui nous aidera, mais seulement lorsque nous ne l’aurons plus.

Il y a aussi une tendance humaine naturelle à pourchasser le mauvais argent avec le bon. Une fois que nous avons investi dans quelque chose nous refusons de le perdre. Plutôt que d’affronter la perte et tourner la page, nous avons tendance à envoyer le bon argent après le mauvais – continuer à donner plus d’argent pour une proposition mal placée – parce que nous « avons déjà tellement investi ». Toute personne qui a essayé de garder en état une vieille voiture ou un appareil au-delà de sa durée de vie naturelle comprendra cela.

« Ni gaspillage, ni désir » est un bon conseil, mais il peut se retourner contre nous lorsque nous ne réévaluons pas nos investissements – d’argent et de temps – avec de nouvelles perspectives libérées de nostalgies émotionnelles ou financières.

Notre aversion pour la perte est également la cause de notre résistance au changement. Chaque nouveau profit implique une quelconque perte. Cela entraine un préjugé de statu quo, c’est-à-dire que nous sommes plus enclins à nous en tenir à un comportement ou à un investissement parce qu’il est familier plutôt que parce qu’il continue à être approprié.

Souvent, nous valorisons trop ce que nous avons acquis par notre expérience personnelle et confondons connaissance et savoir – une autre source à laquelle s’accrocher trop longtemps.

Prenons un exemple ordinaire : il se peut que nous restions abonnés chez notre fournisseur de services téléphoniques alors que nous savons que ce n’est pas notre meilleure option. Plus nous sommes en conflit face à une décision, plus nous ferons vraisemblablement face à une paralysie par rapport à la décision causée par notre propre crainte du regret. Décider de ne pas décider est une décision. Plus nous reportons la prise de décision, moins il est probable que nous surmontions l’hésitation.

Les individus se sentent plus résistants à une peine accompagnée d’une perte qu’ils ne le sont à une joie accompagnée d’un bénéfice. Nous sommes donc vulnérables au piège de nous raccrocher à quelque chose. Nous évitons le changement et nous nous en tenons à des stratégies de perte alors qu’il conviendrait de lâcher prise.

Exercice :

Qu’est ce qui vous encombre ?

Qu’est ce qu’il faudrait pour que vous lâchiez prise ?

Comment vous sentiriez-vous ?

L’issue à « se raccrocher » : lâcher prise

Ce qui pourrait aider à accepter les pertes serait un moyen positif de penser au changement. Nous pouvons recadrer chaque perte comme un type de bénéfice qui ouvre une porte sur quelque chose de nouveau. Ceci peut nous aider à lâcher des contrats, des investissements, des engagements, des vêtements, des croyances et même des partenaires commerciaux. Par exemple, au lieu de se raccrocher à de vieux vêtements que nous ne portons jamais, nous pouvons imaginer à quel point ces vieux vêtements pourraient aider une personne moins chanceuse que nous.

L’issue à tous les pièges de l’argent : organisez-vous et établissez un programme

La citation suivante est celle d’une femme qui a travaillé sur les outils financiers de recouvrement afin de surmonter ses problèmes financiers :

“ Je vous remercie pour la section du cours sur l’argent qui m’a stimulée et m’a poussée à continuer à avancer. J’organise mes finances et je surveille mes dépenses quotidiennes, sans porter de jugement, depuis que cet exercice m’a été assigné il y a deux ans. Mon mari a rapidement remarqué qu’il me restait un peu d’argent à la fin d’une période budgétaire ; il a lui aussi commencé à inscrire ses données journalières. Au début de ce cours, nous avions des dettes qui s’élevaient à plusieurs milliers d’euros.

Après une première année, nous n’avions presque plus de dettes et nous avons pu nous offrir de merveilleuses vacances pour la première fois depuis des années. Après avoir utilisé les outils une deuxième année, nous ne devions plus rien à personne et avons été en mesure de verser un acompte pour notre propre maison. Le mois dernier nous avons déménagé ! Nous ne savons pas comment ces outils fonctionnent, et nous ne voulons pas le savoir. Nous envisageons simplement de continuer à les utiliser. “

Revenez sur le résultat de votre évaluation et les recommandations faites sur l’attention que vous voudrez porter à cette section sur l’argent. Le plus important est de commencer dès que possible. La bonne nouvelle est que ces outils simples peuvent améliorer le résultat de votre évaluation et vous aider à réduire le stress causé par la pression financière.

La règle du sans faute

Oui, beaucoup d’entre nous ont des problèmes d’argent.

Non, nous ne sommes pas nos problèmes d’argent.

Peu importe à quel point notre passé financier peut être douloureux, honteux ou préoccupant, notre passé est notre passé. Aujourd’hui, nous devons faire face au présent. Chaque nouveau jour peut mener à un avenir solvable. Certains d’entre nous sont tellement habitués aux problèmes d’argent qu’ils sont devenus comme anesthésiés ou sont tombés dans la négation de la douleur causée par leur situation financière. Notre frustration peut nous rendre cyniques. « Comment atteindre la solvabilité lorsqu’il y a si peu d’argent? »

La certitude peut soulager le stress

Les problèmes financiers peuvent nous obliger à réagir inconsciemment de plusieurs façons, à la fois physiques et émotionnelles. Il se peut que nous devenions soudain lents, absents ou que nous ayons des douleurs d’estomac ou des maux de tête. Il se peut que nous oubliions ce que nous sommes en train de faire ou que nous soyons soudain furieux– aboyant à travers la pièce après nos enfants, nos conjoints ou nos collègues.

En général, les réactions aux problèmes d’argent peuvent évoluer d’une légère insécurité à un malaise moyen puis à un comportement terriblement agressif ou une cécité mentale qui inclut des dépenses compulsives, l’amassement compulsif, une dépendance excessive des autres pour qu’ils prennent soin de nous, ou simplement une vie moins que satisfaisante ou heureuse à cause d’une inquiétude chronique au sujet de l’argent, la retraite ou les dettes. La bonne nouvelle est qu’il n’est jamais trop tard pour apprendre à maîtriser notre stress financier et acquérir la certitude de ce que nous devrions faire. La budgétisation et la gestion appropriée de l’argent sont des aptitudes acquises qui peuvent être apprises à tout moment dans notre vie.

Exercice : La gestion de l’argent

Quels sont les trois comportements vis-à-vis de l’argent qui vous préoccupent le plus ?

Listez quatre comportements que vous avez vis-à-vis de l’argent et dont vous êtes le plus fier.

Les trois méthodes pour prendre mieux soin de moi sont (complétez) :

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